Puno jour 2 suite les îles Uros / Puno día 2 las islas Uros

24 Oct

FRANCAIS

Persécutés par d’autres peuples comme les Aymaras, les Quechuas, etc le peuple Uros a trouvé refuge sur le lac Titicaca, dans une zone nommée Totorales dont personne ne se préoccupait. Pour cela ils ont eu l’idée de construire des îles artificielles en totora,  plante aquatique locale.

En 1985, de fortes inondations ont obligé les Uros à abandonner les îles. Ils se sont réfugiés sur la terre ferme, sur un terrain offert par l´Etat. Quelques uns ont décidé de rester sur leur île. Le tourisme alors en plein essor a vu une aubaine à travers ce mode de vie original et a commencé à organiser des visites. Ainsi, beaucoup sont revenus sur les îles pour profiter de ce commerce.

Aujourd´hui, la culture Uros s´est atténuée au profit d’ un folklore touristique.

Pourquoi la  totora ?

– elle est culturelle

– zone où il ne fait pas froid

– la construction en totora était le seul moyen de faire une construction alternative sur ce type de terrain ( lac)

– elle permet de créer des plateformes flottantes

Il reste peu de maisons originales. Celles-ci ne pouvaient être grandes et avaient seulement deux fonctions : dormir et abriter les biens.

Les maisons actuelles utilisent du bois et de la tôle et sont recouvertes de totora pour l’ apparence et l’ imitation.

Comment construire une plateforme ?

– 8 à 10 mois pour une plateforme

– avec le vent, des blocs de terre et de totora remontent à la surface

– il faut assembler ces blocs à l’ aide de troncons de bois et de corde

– ancrage des blocs avec corde et pierres pour maintenir au fond du lac

– recouvrement des blocs avec plusieurs couches de totora

Le petit plus des îles Uros : une prouesse en terme de recyclage, le bateau original.

Ce bateau à l’ apparence simple est réalisé grâce à des bouteilles plastiques enveloppées dans des bâches en plastique et recouvertes de totora.

Cet article ne peut rendre compte de toutes les informations récoltées.

Plus d’ informations dans le documentaire.

A propos de plastique, nous partons en direction de Santa Cruz de la Sierra afin d’observer les fameuses maisons réalisées en bouteilles.

Hasta luego !!

ESPAÑOL

Perseguidos por otros pueblos, como los Aymaras o los Quechuas,  los Uros se refugieron en el Lago Titicaca, en una zona llamada los Totorales que a nadie le importaba. Tuvieron la idea de construir islas artificiales en totora, una planta acuática local.

En 1985, fuertes inundaciones obligaron los Uros a abandonar las Islas. Se refugiaron en tierra, en un terreno donado por el Estado. Algunos decidieron quedarse en su isla. El turismo, que estaba en desarollo, vio un negocio a través de esta original forma de vida y comenzó a organizar visitas. Por lo tanto, muchos han regresado a las islas para tomar ventaja de este comercio.

Hoy en día la cultura de los Uros se ha reducido en favor de un folclore turístico.

¿Por qué totora?

– Es cultural

– Zona donde no hace frío

– Construcción de totora era la única manera de hacer una construcción alternativa en este tipo de terreno (Lago)

– Permite crear plataformas flotantes

Queda algunas casitas originales. No pueden ser grandes y sólo tienen dos funciones: dormir y guardar cosas.

Las casas actuales estan de madera y calamina y están cubiertas de totora para la aparencia y la imitación.

¿Cómo construir una plataforma?

– 8 a 10 meses para una plataforma

– Con el viento, bloques de tierra y totora suben a la superficie

– Hay que reunir estos bloques con palos de madera y cuerda

–  Anclaje de los bloques con piedras y cuerda para mantener al fondo del lago

– Recubrimiento de los bloques con varias capas de totora

Un éxito de las islas de los Uros : una proeza en términos de reciclaje, el barco original.

Este barco sa hace con botellas de plástico envueltas en cubiertas de  plástico y una capa de totora.

Este artículo no puede dar cuenta de toda la información recogida.

Más información en el documental.

A proposito de  plástico, nos dirigimos hacia Santa Cruz de la Sierra para observar las famosas casas hechas de botellas.

Hasta luego!

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3 Réponses to “Puno jour 2 suite les îles Uros / Puno día 2 las islas Uros”

  1. Marcol 25 octobre 2011 à 04:18 #

    Le gouvernement a-t-il une politique culturelle de sauvegarde du bâti traditionnel et, surtout, du savoir-faire des modes de construction traditionnels? Ou la sauvegarde ne s’envisage que par des initiatives privés liées peu ou prou au tourisme?
    Il me paraît intéressant de mettre en évidence, pour tous les modes de construction explorés, les politiques, publiques et privées, de pérennité des savoir-faire, particulièrement concernant les mises en œuvre de matériaux périssables.

    • La culture Uros a été classée patrimoine national du Pérou. Sinon, à priori le gouvernement ne se soucie pas vraiment d’une certaine preservation des modes de construction traditionnels. Nous répondrons mieux à cela dans le documentaire.

    • Bonjour
      Voici quelques réponses de l’architecte Hugo Zea.

      S : Le gouvernement péruvien a-t-il une politique culturelle pour préserver le bâti et le savoir traditionnels ?

      H : Il y a deux questions et je vais commencer par la dernière.
      Concernant le savoir, il n’y a pas d’études, de recherches pour le récupérer et le transmettre.
      Il n’y a pas de politique éducative qui traite de ce thème en cours. Cela n’intéresse pas …
      Si, c’est un peu présent, seulement à Cuzco.
      Pour le bâti, il y a quelques années, l’Institut national de la Culture à commencer à classifier et à qualifier quelques oeuvres architecturales qui peuvent faire partie du patrimoione culturel du Pérou.
      Par exemple, des vieilles maisons en adobe.
      L’Etat a quelques politiques mais il manque de l’argent. Du coup, beaucoup de ces constructions tombent en ruines.
      Il n’y a aucune restauration ni préservation. Certaines constructions ont été classées pour leur envergure.
      D’un autre côté, les constructions en adobe, avec la champa, etc, ne sont pas considérées comme une richesse nationale.
      D’un point de vue architectural, elles sont considérées comme une technique d’essai, de recherche et d’investigation ; plus que comme un mode de construction conventionnel.
      Ce type de construction n’est pas reconnu comme étant valable et est peu utilisé par les architectes.
      Certains, comme vous et moi, s’y intéressent. Mais on est rare !
      Depuis l’année passée, il y a l’intention de lister toutes ces technologies pour les inclure dans la norme constructive.
      Le Pérou, depuis X années, ne les prenait pas en considération. La construction en adobe notamment n’était pas autorisée.
      Moi je luttais contre cela. Pour l’adobe.

      Et pour les matériaux périssables, c’est pareil. Il n’y a rien d’officiel. On peut s’y intéresser de facon informelle.
      Maintenant il y a quelques paysans qui reproduisent des maisons en adobe car des touristes veulent y passer des nuits.
      C’est plus un aspect touristique qu’une valorisation du mode de construction.
      Comme pour les îles Uros.
      Pour l’instant la plupart des Péruviens ne se rend pas compte de ce potentiel. Cette situation est dommage car j’ai pu voir en Europe des politiques de rénovation et d’investissement. Les étudiants ont en plus la possibilité de faire des recherches sur les modes de constructions traditionnels et alternatifs, que ce soit de leur pays ou ailleurs, comme l’Afrique, l’Amérique Latine, … Ce n’est pas comme nous.
      Nous on est dans une contamination mercantile. Tout ce qu’on fait, les constructions industrielles et autres, nous ferme les yeux sur ces autres possibilités.
      Récemment, les esprits commencent à s’ouvrir.

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