Archive | novembre, 2011

La jungle et ses surprises / La selva y sus sorpresas

18 Nov

FRANCAIS

Chanchamayo se situe à environ 300 kms de Lima, dans la jungle centrale. Nous y avons passé 3 jours.

 

 

On est vite captivé par l’immensité végétale.  Le contraste entre  habitations modernes en parpaings et ciment et habitations typiques en bambou est un élément  également marquant. 

 

 

      

 

Nous avons pu visiter plusieurs maisons et discuter avec leurs habitants.

 

La construction typique locale en bambou et feuille est issue de la culture amérindienne Asháninka.

 

Certains descendants de cette culture ou « natifs » comme on les appelle, construisent encore selon ce savoir faire. Une telle maison coûte 3500/4000 soles soit environ 1000 euros et se construit en une quinzaine de jours.

Grâce aux témoignagnes, on a pu se rendre compte des avantages et des inconvénients de ce type de construction.

Avantages :

> Maisons plus esthétiques que des maisons en parpaings.

> Identité culturelle Asháninka.

> Meilleure harmonie avec la nature.

> Intérieur frais.

> Transmission directe de la technique.

 

Inconvénients :

> A refaire tous les 5 ans.

> Moustiques, insectes et poussière.

> Murs fins, peu d’isolation phonique.

 

Ces maisons nécessitent une bonne méthodologie dans la construction afin d’optimiser le confort et la sécurité :

> Inclinaison du toit (écoulement des eaux de pluie)

> Gestion des aérations (plein/vide)

> Construction d’une dalle.

> Traitement du bois.

 

 

La notion d’espace public et privé est présente. En effet, certaines communautés utilisent les devantures des maisons pour la vente d’artisanat ou autres (restaurants, etc).

Les toilettes et les douches sont souvent à l’extérieur et sont parfois communs à plusieurs familles.

 

Il est courant que les membres d’une famille dorment dans la même pièce.

Il n’y a quasiment jamais l’eau courante ni l’évacuation. Certains ont l’électricité. Le ramassage des poubelles a lieu pour les maisons peu isolées de la ville.

Ainsi s’achève cet article sur les habitations de la jungle …

Hasta luego !

   

CASTELLANO

Chanchamayo se ubica a 300 km de Lima, en la selva central. Pasamos 3 días allá. La vegetación inmensa nos llama directamente la atención. El contraste entre las viviendas modernas de ladrillo y cimento y las casas típicas de bambú, es también un elemento que marca.
Hemos visitado varias casas y hablado con sus habitantes.

La construcción típica de bambú local y de hojas viene de la cultura nativa Asháninka.
Algunos descendientes de esta cultura o « nativos » como se les llama, todavía construyen de acuerdo con este conocimiento. Este tipo de casa cuesta alrededor de 3500/4000 soles, es decir alrededor de 1000 euros y se construye en un par de semanas.

Gracias a los testigos, fue posible darse cuenta de las ventajas y desventajas de este tipo de construcción.

Beneficios:

> Casas estéticas.

> Identidad Cultural Asháninka.

> Mayor armonía con la naturaleza.

> Interior fresco.

> Transmisión de la técnica.

Desventajas:

> Construir de nuevo cada 5 años.

> Mosquitos, insectos y polvo.

> Paredes fines, poca insonorización.

Estas casas necesitan una buena metodología en la construcción para maximizar el confort y la seguridad:

> Inclinación de la cubierta (derrame de las aguas de lluvia)

> Gestión de la ventilación (lleno / vacío)

> Construcción de una losa.

> Tratamiento de la madera.
La noción de espacio público y privado está presente. De hecho, algunas comunidades usan los frentes de casas para la venta de artesanía, u otro (restaurantes, etc.)

Baños y duchas son a menudo al exterior y pueden ser compartidos por varias familias. Es común que los miembros de una familia duermen en el mismo cuarto. Casi nunca hay  el agua corriente o desagüe. Algunos tienen electricidad. La recolección de las basuras se hace salvo por algunas casas aisladas de la ciudad.

Con eso, se concluye este artículo sobre las habitaciones de la selva…

 Hasta luego

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Un projet participatif à Pisco / Un proyecto participativo en Pisco

11 Nov

 

FRANCAIS

La journée sur Pisco a été l’occasion de voir un projet d’aménagement d’un espace public, monté par des étudiants en architecture de la PUCP (Pontificia Universidad Católica del Perú) dans le cadre du cours « Espace public ». Nous remercions Gabrielle Ovinet et Clara Cardinaud de nous avoir permis d’assister à la réalisation finale de cet aménagement.

Ce projet s’est déroulé sur 4 visites, sur place. C’est un travail participatif qui vient d’une proposition et d’une analyse de la part des étudiants sur les difficultés et les nécessités des habitants suite aux discussions . Les étudiants ont ensuite proposé un projet de réaménagement d’un espace public non utilisé mais stratégique  d’un quartier pisqueño. Ce projet a été validé et amélioré par les habitants eux-mêmes pendant la deuxième visite.

La zone choisie est située en bord d’océan, espace où sont amassés les décombres dûes au séisme et les déchets personnels. Il a fallu en premier nettoyer les lieux.

Le groupe d’étudiants a géré l’organisation et cherché les financements afin de réaliser au mieux le projet. 

A la troisième visite, le groupe d’étudiants et les habitants ont réalisé ensemble le projet. Celui-ci consiste en la réalisation de bancs, jeux d’enfants, zones d’ombre et terrain de volley.

L’objectif de ce projet participatif est de réaliser un espace avec les habitants afin de leur donner les moyens de créer  eux-mêmes d’autres espaces publics à différents endroits de leur quartier. 

Une quatrième visite est prévue afin de faire vivre cet espace public et de permettre aux habitants de se l’approprier. Pour le groupe d’étudiants, l’objectif est de voir si cet espace s’adapte bien aux attentes énoncées lors des premières visites et d’en faire une analyse qui servira pour les groupes suivants.

Bravo pour ce beau projet !

CASTELLANO

El día en Pisco fue la oportunidad de ver la habilitación de un espacio público, enmarcado por los estudiantes de arquitectura de la PUCP (Pontificia Universidad Católica del Perú) en el curso de « espacio público ». Damos las gracias a Gabrielle Ovinet y Clara Cardinaud que nos han permitido asistir a la realización final de este proyecto.

El proyecto necesita cuatro visitas en el lugar. Se trata de un trabajo participativo que viene de una propuesta y análisis de los estudiantes sobre los retos y las necesidades de las personas segun las conversaciones. Luego, los estudiantes propusieron un nuevo desarrollo de un espacio público no utilizado, pero que esta una área estratégica. Este proyecto ha sido validado y mejorado por los propios residentes durante la segunda visita.
El área seleccionada se encuentra frente al mar, donde el espacio contiene escombros del terremoto y residuos personales. Hubo que limpiar la zona.

El grupo de estudiantes dirigirió la organización y buscó financiación para lograr el proyecto al mejor.

En la tercera visita, el grupo de estudiantes y los residentes han realizado todo el proyecto juntos. Han puesto bancas, juegos infantiles, aeras de sombra y juego de voleibol.

El objetivo de este proyecto es crear un espacio participativo con la gente para darle la posibilidad de crear ellos mismos otros espacios públicos en diferentes lugares de su barrio.

Una cuarta visita está prevista para hacer vivir este espacio público y permitir a los residentes de apropiarsele. Para el grupo de estudiantes, el objetivo es ver si este espacio se adapta bien a las expectativas establecidas durante la primera visita y hacer un análisis que se utilizarán para los siguientes grupos.

Bravo por este bueno proyecto !

Bois, tissus, plastique : Pisco et les maisons de la reconstruction / Madera, telas, plástico : Pisco y las casas de la reconstrucción

10 Nov

FRANCAIS

Alan Garcia, président du Pérou au moment du tremblement de terre en 2007 qui a détruit 70 % de la ville, a déclaré lors de sa visite : « En quinze jours, Pisco sera propre et neuf ». Aujourd’hui, les habitants rétorquent : « Quatre ans après, on attend encore ».        

   

Loin de ses engagements, le gouvernement a tout de même offert des modules en bois. De nombreuses personnes ont ainsi pu être relogées. Cependant, la distribution de ces logements n’a pas toujours fait preuve d’éthique. En effet, la corruption a permis à certaines personnes moins nécessiteuses, mais ayant des relations, d’en profiter.

 

LE MODULE EN BOIS :

> environ 25 m2, une seule pièce à vivre (parfois pour des familles entières)

> structure en bois

> pas de fondations

> abri dit « provisoire »

> mauvaise régulation thermique à l’intérieur : nuits froides et chaleur suffocante en journée

> aucune propriété anti-sismique

Selon les témoignages, les modules sont restreints et la vie y est désagréable. De plus, les gens craignent toujours un nouveau séisme et ne se sentent pas en sécurité dans leur logement. Certains sont même obligés d’agrandir leur habitat avec ce qu’ils peuvent (bois, plastique, tissu). Surtout ceux qui n’ont pas reçu de module.

EXEMPLE DU QUARTIER « EL MOLINO »

   

Suite au tremblement de terre, une mobilisation internationale financière s’est mise en place. Or, les habitants affirment que tout l’argent n’a pas servi à la reconstruction de Pisco.

Le nouveau gouvernement d’Ollanta Humala, en place depuis juillet 2011, cherche à instaurer de nouveaux programmes comme la campagne « Un techo propio » soit « Son propre toit ». Celui-ci consiste à déterminer le degré de pauvreté des gens et à attribuer une aide à ceux qui sont considérés en situation de pauvreté extrême. Seulement, les habitants se demandent qu’est ce que la pauvreté extrême pour le gouvernement.

TEMOIGNAGES D’HABITANTS

> Juana et son mari ont trois enfants. Ils ont choisi de financer leurs études au lieu de reconstruire une nouvelle maison. Du fait de ce choix, ils sont confrontés à une double réalité : ils vivent dans un module insécure et se voient refuser l’aide du gouvernement. Selon eux, certaines familles n’ont pas eu d’aide car elles possédaient un petit téléviseur ou un lit ou une gazinière.

> Un jeune couple a construit sa maison avec des planches en bois car il n’a reçu aucune aide. Les jeunes gens doivent se rendre dans la maison voisine afin de se doucher et d’aller aux toilettes.

 

De nombreux lieux à Pisco sont privés d’eau, d’évacuation et d’électricité.

Une autre réalité est celle des manques d’informations et de formation sur la construction qui font que les gens continuent de vivre dans des habitats non adaptés au contexte géographique.

Nous pensons qu’il faudrait mettre en place des formations techniques dirigées par des professionnels, mettre à disposition des documents explicatifs adaptés, …

Quelques conseils pour une construction adaptée à une zone sismique :

> une construction anti-sismique s’établit selon le type de terrain (en pente, plat, sableux, terre, …) et de mode de construction (structure métal, bois, bambou, …).

> adapter les fondations

> mettre des colonnes d’amarrage pour soutenir et ancrer la structure

> faire attention à la hauteur et au nombre d’étages

> mettre des poutres pour gérer les efforts

> établir une structure unie qui permet le mouvement de la maison

> être vigilant sur la taille et le placement des ouvertures afin de ne pas fragiliser les murs

> etc

Les gens ici survivent. Toujours avec le sourire.

Ils placent un espoir dans le nouveau gouvernement. Sans trop se faire d’illusions.

CASTELLANO

Alan García, presidente del Perú en el momento del terremoto de 2007 que destruyó el 70% de la ciudad, dijo durante su visita: « En dos semanas, Pisco estará limpia y nueva. »

 Hoy en día, la gente replica : « Cuatro años después, todavía estamos esperando. »

Lejos de sus compromisos, el gobierno ofrece a pesar de todo ofreció módulos de madera. Muchas personas han sido reubicadas. Sin embargo, la distribución de estas unidades no ha sido siempre ética. De hecho, la corrupción ha permitido a algunos menos necesitados, pero que tienen contactos, para disfrutar de ellas.

MÓDULO DE MADERA :

> Aproximadamente 25 m2, una sala de estar (a veces familias completas)

> Estructura de madera

> Sin cimentaciones

> Refugio « provisional »

> Regulación deficiente de la temperatura en el interior : noches frías y calor sofocante durante el día

> Ninguna propiedad anti-sísmica

Según los testigos, los módulos son pequeños y la vida es desagradable. Además, las personas siguen temiendo otro terremoto y no se sienten seguras en sus hogares. Algunos están obligados a ampliar su hábitat, con lo que pueden (madera, plástico, tela). Especialmente los que no han recibido el módulo.

EJEMPLO DEL BARRIO « El Molino »

Tras el terremoto, una movilización financiera internacional se ha creado. Ahora, la gente dice que todo el dinero no fue utilizado en la reconstrucción de Pisco.

El nuevo gobierno de Ollanta Humala, en vigor desde julio de 2011, tiene por objeto introducir nuevos programas como la campaña « Un Techo Propio« . Esto es para determinar el grado de pobreza de la gente y dar apoyo a las personas consideradas en extrema pobreza. Pero la gente se está preguntando qué es la pobreza extrema para el gobierno.

Testimonios de personas :

> Juana y su marido tienen tres hijos. Eligieron financiar sus estudios en vez de reconstruir un nuevo hogar. Debido a esta elección, se enfrentan a una doble realidad: ellos viven en un módulo inseguro y se les niega el apoyo del gobierno. Según ellos, algunas familias no benefician de una ayuda porque tienen un pequeño televisor o una cama o una cocina.

> Una joven pareja construyó su casa con tablas de madera, ya que no ha recibido ninguna ayuda. Los jóvenes tienen que viajar a la casa vecina para la ducha y los baños.

Muchos lugares en Pisco se ven privados de agua, desagüe y electricidad.

Otra realidad es que carecen de información y capacitación sobre la construcción, lo que hace que las personas siguen viviendo en hábitats no adaptados al contexto geográfico.

Creemos que debe ser implementado talleres de capacitación técnica dirigidos por profesionales, para proponer informaciones adaptadas y explicativas.

Algunos consejos para un edificio adecuado para zona sísmica:

> Una construcción anti-sísmica se establece en función del tipo de terreno (pendiente, plano, arenoso, tierra …) y el modo de construcción (estructura metálica, madera, bambú, …).

> Adaptar las cimentaciones

> Establecer columnas de amarre y anclaje de la estructura

> Preste atención a la altura y el número de pisos

> Vigas para gestionar a los esfuerzos

> Establecer una estructura sólida que permite el movimiento de la casa

> Tenga cuidado con el tamaño y la ubicación de las aberturas a fin de no debilitar las paredes

> Etc.

La gente de aquí sobrevive. Siempre con una sonrisa.

Ellos ponen la esperanza en el nuevo gobierno. Con pocas illusiones.

Vidéo chantier Wayna Wasi !! Mars 2011

7 Nov

http://www.youtube.com/watch?v=DwY2AXpSbmQ

les maisons du désert / las casas del desierto

6 Nov

FRANCAIS

On profite de ce nouvel article pour remercier Jean-Baptiste pour nous avoir donné des conseils sur le montage d’un documentaire et pour nous avoir offert un pied portable pour la caméra.

extrait d’un texte de Sarah.

« Derrière les fenêtres endormies, se déployaient les robes du désert. Elle regarda yeux dans les yeux les monolithes solitaires qui se mouvaient devant elle. Ces habitants du sable se protégeaient par des paravents en fins bambous tressés.

3,4,5 antennes se déploient et s’effacent dans le champ des montagnes. Tous les 500 mètres environ, une maison vient briser la surface plane de la terre. Le rouge s’intensifie et questionne le ciel.

Pour se remettre d’un moment pareil, il faut du temps et c’est le genre de temps qu’il ne faut pas prendre, pour garder tout en tête, les émotions, les odeurs, les flashs, les silences, les lumières, les gris, les noirs, les bras du soleil et les robes du désert.. « 

 

15 Août 2007, tremblement de terre de 7.9 sur l’échelle de Richter. Beaucoup de maisons détruites, de morts, et de dégâts matériels.

Eglise d'Ica / Iglesia de IcaEglise d'Ica, tremblement de terre Octobre 2011 / Iglesia d'Ica. terremoto de Octubre 2011

 5 Novembre 2011, retour sur la situation. Abris « provisoires » toujours là, reconstruction toujours en cours, esprits marqués.

Aux alentours de la ville d’Ica, dans les campagnes, les gens utilisaient beaucoup la construction en fins bambous découpés en deux sur la longueur puis tressés. Ils construisaient aussi des murs entiers de fins bambous, enfoncés dans le sol sableux, sans fondations, puis recouverts de boue, ceci en vue d’isoler du froid la nuit. Pour la toiture, on retrouvait des poutres en bambous plus gros, qui étaient recouverts d’une bâche plastique pour isoler de la pluie. Existaient également un bon nombre de maisons faites en adobe local. Cela nécessitait d’aller chercher la terre sous le sable et la mélanger à l’eau puis la mouler pour en faire des briques.

cannes à sucre tressées / cañas trezendas

 
 Ces modes de constructions existent encore. Malheureusement, beaucoup de ces maisons ont été partiellement ou totalement détruites en 2007. En effet, le manque de savoir et de technique fait que ces constructions restent fragiles et risquent de tomber si survient une réplique ou un autre tremblement de terre.
 
 

bambou + boue / bambú y barro

 

dégâts / daños

Ainsi, les gens pensent qu’il faut construire avec des matériaux nobles soit du parpaing, du béton etc. Seulement, si ces matériaux ne sont pas bien utilisés et mis en oeuvre, ils peuvent constituer un  danger encore plus fort en cas de séismes.

Les constructions en bambous, cannes à sucre ou roseaux, sont assez « précaires » dans cette région et amènent des problèmes dus au vent, à la chaleur de la journée et au froid de la nuit, à la poussiére de sable et aux insectes.

exemple d'une cuisine / ejemplo de una cocina

Suite au tremblement de terre, les habitants attendaient l’aide du gouvernement qu’ils n’ont jamais vraiment vue venir.

Beaucoup d’ONG ou d’associations du monde entier ont été sensibilisées par cette catastrophe et sont venues aider avec une bonne intention. Elles ont, par exemple, mis en place des modules de logements en plastique et bois, en présentant cela comme un habitat pérenne. Seulement, elles ne sont pas adaptées au contexte puisque sous ces maisons de bâches plastiques, les gens ont beaucoup trop chaud. De plus, le plastique se troue et le bois plie sous la chaleur et se fissure. Ainsi, cela ne répond pas aux problèmes évoqués précedemment.

exemple d’un module en plastique offert / ejemplo de un modulo de plástico regalado

Cela rend compte d’un problème : l’aide extérieure n’est malheureusement pas toujours adaptée au contexte géographique et au mode de vie. C’est un débat important et lourd de sens, qu’il faut approfondir.

Quand on demande pourquoi le gouvernement ne fait rien, un pére de famille nous répond : « C’est comme cela au Pérou, ils ont leurs priorités. L’ennemi d’un Péruvien n’est autre qu’un Péruvien. »

Cette journée et les rencontres qui l’ont accompagnée ont été particulièrement porteuses et émouvantes pour  nous …

CASTELLANO

Aprovechamos este nuevo artículo para agradecer a Jean-Baptiste por darnos consejos sobre la realización de un documental y para regalarnos un pie para la cámara.

Extracto de un texto de Sarah:

« Detrás de las ventanas silentes, se exhibieron los vestidos del desierto. Miró en los ojos los monolitos solitarios que se movían por delante. Los habitantes de arena se protegen con de bambú trenzados.

3, 4, 5 antenas se despliegan y desaparecen en el campo de las montañas. Cada 500 metros, una casa sale de la superficie de la tierra. El rojo se intensifica y pregunta al cielo.

Para reponerse de un momento como éste, toma tiempo y es el tipo de tiempo que no se debe tomar para mantener todo en mente, las emociones, los olores, los flashes, los silencios, las luces, los grises, los negros, los brazos del sol y los vestidos del desierto .. « 

15 de agosto 2007, un terremoto de 7,9 en la escala Richter. Muchos de los edificios destruidos, muertos y daños materiales.

05 de noviembre 2011, vuelta sobre la situación. Refugios « provisionales » todavía ahí, reconstrucción siempre pendiente, los espíritus marcados.

Alrededor de la ciudad de Ica, en el campo, mucha gente utilizaba el bambú para la construcción. Se corta por la mitad longitudinalmente y luego se trenza. Ellos también construyeron paredes de bambú, clavados en el suelo arenoso, sin cimentaciones, luego se cubre con barro, esto es para aislar el frío de la noche. Para el techo, hay vigas de bambú más grandes, que estaban cubiertas con láminas de plástico para aislar de la lluvia. También existen varias casas de adobe local. Es decir que hay que conseguir la tierra debajo de la arena y mezclarla con agua y luego moldear.

Estos tipos de edificios todavía existen. Lamentablemente, muchas de estas casas fueron parcial o totalmente destruidas en 2007. De hecho, la falta de conocimientos y de técnica hace que estas construcciones son frágiles y se pueden caer cuando se produce una réplica u otro terremoto.

Así que la gente piensa que tenemos que construir con materiales nobles: ladrillos, concreto, etc. Pero si estos materiales no se utilizan correctamente, puede constituir un peligro aún mayor en caso de terremoto.

La construcción con bambús, cañas son más « precarias » en la región y trae problemas debidos al viento, el calor del día y frío de la noche, el polvo del la arena y los insectos.

Tras el terremoto, la gente estaba esperando la ayuda del gobierno que casi nunca ha visto venir.

Muchas ONG y asociaciones de todo el mundo han sido sensibilizadas por el desastre y vinieron a ayudar con una buena intención. Han implementado, por ejemplo, módulos de vivienda de plástico y madera, presentándolos como habitaciones sostenibles. Pero no están adaptados al contexto, ya que en estas casas de láminas de plástico, la gente tiene demasiado calor. Además, se hacen huecos en el plástico y la madera se rompe. Por lo tanto, no cumple con los problemas antes mencionados.

Esto refleja un problema de la ayuda externa que no siempre se adapta al contexto geográfico y al modo de vida. Este es un debate importante y lleno de significación. Se debe profundizar.

Cuando se le preguntó por qué el gobierno no hace nada, un padre responde: « Así es en Perú, tienen sus prioridades. El enemigo de un Peruano es un otro Peruano”.

El día de hoy y las encuentras que lo han acompañado, fueron muy significativas y emocionantes para nosotras…

quelques mots / algunas palabras

3 Nov

FRANCAIS

Notre trajet retour depuis Santa Cruz en Bolivie est encore en cours. Nous sommes actuellement de passage à Arequipa pour nous rendre à Ica.

En attendant, nous profitons de ces journées pour faire le point sur les images, films et interviews que nous avons réalisés. Nous nous attelons aussi aux traductions des entretiens puisque le documentaire sera bilingue. 

Nous continuons d’observer tout ce qu’il y a autour de nous. 

Nous réecrirons samedi soir (dimanche en France) pour vous faire part de l’article sur la situation post-séisme à Ica, les constructions dans le désert et le projet de maisons en bambou d’Architectes de l’urgence.

Que le vaya bien !

Marché de La Paz, Bolivie. Mercado de La Paz, Bolivia.

Lac Titicaca, Copacabana, Bolivie

   

Plaza de Armas, Arequipa

CASTELLANO

Nuestro viaje de regreso de Santa Cruz en Bolivia todavía está en curso. Actualmente estamos pasando por Arequipa para llegar a Ica.Mientras tanto, tomamos estos días para hacer un balance de las imágenes, películas y entrevistas que hemos realizado. Hacemos las traducciones de las entrevistas ya que el documental será bilingüe.

Seguimos viendo todo lo que hay alrededor.

Escribiremos de nuevo la noche del sábado (domingo en Francia) para compartir el artículo sobre el post-terremoto en Ica, los edificios en el desierto y las casas de bambú propuestas por Arquitectos de Emergencia.

 
Que le vaya bien !