Bois, tissus, plastique : Pisco et les maisons de la reconstruction / Madera, telas, plástico : Pisco y las casas de la reconstrucción

10 Nov

FRANCAIS

Alan Garcia, président du Pérou au moment du tremblement de terre en 2007 qui a détruit 70 % de la ville, a déclaré lors de sa visite : « En quinze jours, Pisco sera propre et neuf ». Aujourd’hui, les habitants rétorquent : « Quatre ans après, on attend encore ».        

   

Loin de ses engagements, le gouvernement a tout de même offert des modules en bois. De nombreuses personnes ont ainsi pu être relogées. Cependant, la distribution de ces logements n’a pas toujours fait preuve d’éthique. En effet, la corruption a permis à certaines personnes moins nécessiteuses, mais ayant des relations, d’en profiter.

 

LE MODULE EN BOIS :

> environ 25 m2, une seule pièce à vivre (parfois pour des familles entières)

> structure en bois

> pas de fondations

> abri dit « provisoire »

> mauvaise régulation thermique à l’intérieur : nuits froides et chaleur suffocante en journée

> aucune propriété anti-sismique

Selon les témoignages, les modules sont restreints et la vie y est désagréable. De plus, les gens craignent toujours un nouveau séisme et ne se sentent pas en sécurité dans leur logement. Certains sont même obligés d’agrandir leur habitat avec ce qu’ils peuvent (bois, plastique, tissu). Surtout ceux qui n’ont pas reçu de module.

EXEMPLE DU QUARTIER « EL MOLINO »

   

Suite au tremblement de terre, une mobilisation internationale financière s’est mise en place. Or, les habitants affirment que tout l’argent n’a pas servi à la reconstruction de Pisco.

Le nouveau gouvernement d’Ollanta Humala, en place depuis juillet 2011, cherche à instaurer de nouveaux programmes comme la campagne « Un techo propio » soit « Son propre toit ». Celui-ci consiste à déterminer le degré de pauvreté des gens et à attribuer une aide à ceux qui sont considérés en situation de pauvreté extrême. Seulement, les habitants se demandent qu’est ce que la pauvreté extrême pour le gouvernement.

TEMOIGNAGES D’HABITANTS

> Juana et son mari ont trois enfants. Ils ont choisi de financer leurs études au lieu de reconstruire une nouvelle maison. Du fait de ce choix, ils sont confrontés à une double réalité : ils vivent dans un module insécure et se voient refuser l’aide du gouvernement. Selon eux, certaines familles n’ont pas eu d’aide car elles possédaient un petit téléviseur ou un lit ou une gazinière.

> Un jeune couple a construit sa maison avec des planches en bois car il n’a reçu aucune aide. Les jeunes gens doivent se rendre dans la maison voisine afin de se doucher et d’aller aux toilettes.

 

De nombreux lieux à Pisco sont privés d’eau, d’évacuation et d’électricité.

Une autre réalité est celle des manques d’informations et de formation sur la construction qui font que les gens continuent de vivre dans des habitats non adaptés au contexte géographique.

Nous pensons qu’il faudrait mettre en place des formations techniques dirigées par des professionnels, mettre à disposition des documents explicatifs adaptés, …

Quelques conseils pour une construction adaptée à une zone sismique :

> une construction anti-sismique s’établit selon le type de terrain (en pente, plat, sableux, terre, …) et de mode de construction (structure métal, bois, bambou, …).

> adapter les fondations

> mettre des colonnes d’amarrage pour soutenir et ancrer la structure

> faire attention à la hauteur et au nombre d’étages

> mettre des poutres pour gérer les efforts

> établir une structure unie qui permet le mouvement de la maison

> être vigilant sur la taille et le placement des ouvertures afin de ne pas fragiliser les murs

> etc

Les gens ici survivent. Toujours avec le sourire.

Ils placent un espoir dans le nouveau gouvernement. Sans trop se faire d’illusions.

CASTELLANO

Alan García, presidente del Perú en el momento del terremoto de 2007 que destruyó el 70% de la ciudad, dijo durante su visita: « En dos semanas, Pisco estará limpia y nueva. »

 Hoy en día, la gente replica : « Cuatro años después, todavía estamos esperando. »

Lejos de sus compromisos, el gobierno ofrece a pesar de todo ofreció módulos de madera. Muchas personas han sido reubicadas. Sin embargo, la distribución de estas unidades no ha sido siempre ética. De hecho, la corrupción ha permitido a algunos menos necesitados, pero que tienen contactos, para disfrutar de ellas.

MÓDULO DE MADERA :

> Aproximadamente 25 m2, una sala de estar (a veces familias completas)

> Estructura de madera

> Sin cimentaciones

> Refugio « provisional »

> Regulación deficiente de la temperatura en el interior : noches frías y calor sofocante durante el día

> Ninguna propiedad anti-sísmica

Según los testigos, los módulos son pequeños y la vida es desagradable. Además, las personas siguen temiendo otro terremoto y no se sienten seguras en sus hogares. Algunos están obligados a ampliar su hábitat, con lo que pueden (madera, plástico, tela). Especialmente los que no han recibido el módulo.

EJEMPLO DEL BARRIO « El Molino »

Tras el terremoto, una movilización financiera internacional se ha creado. Ahora, la gente dice que todo el dinero no fue utilizado en la reconstrucción de Pisco.

El nuevo gobierno de Ollanta Humala, en vigor desde julio de 2011, tiene por objeto introducir nuevos programas como la campaña « Un Techo Propio« . Esto es para determinar el grado de pobreza de la gente y dar apoyo a las personas consideradas en extrema pobreza. Pero la gente se está preguntando qué es la pobreza extrema para el gobierno.

Testimonios de personas :

> Juana y su marido tienen tres hijos. Eligieron financiar sus estudios en vez de reconstruir un nuevo hogar. Debido a esta elección, se enfrentan a una doble realidad: ellos viven en un módulo inseguro y se les niega el apoyo del gobierno. Según ellos, algunas familias no benefician de una ayuda porque tienen un pequeño televisor o una cama o una cocina.

> Una joven pareja construyó su casa con tablas de madera, ya que no ha recibido ninguna ayuda. Los jóvenes tienen que viajar a la casa vecina para la ducha y los baños.

Muchos lugares en Pisco se ven privados de agua, desagüe y electricidad.

Otra realidad es que carecen de información y capacitación sobre la construcción, lo que hace que las personas siguen viviendo en hábitats no adaptados al contexto geográfico.

Creemos que debe ser implementado talleres de capacitación técnica dirigidos por profesionales, para proponer informaciones adaptadas y explicativas.

Algunos consejos para un edificio adecuado para zona sísmica:

> Una construcción anti-sísmica se establece en función del tipo de terreno (pendiente, plano, arenoso, tierra …) y el modo de construcción (estructura metálica, madera, bambú, …).

> Adaptar las cimentaciones

> Establecer columnas de amarre y anclaje de la estructura

> Preste atención a la altura y el número de pisos

> Vigas para gestionar a los esfuerzos

> Establecer una estructura sólida que permite el movimiento de la casa

> Tenga cuidado con el tamaño y la ubicación de las aberturas a fin de no debilitar las paredes

> Etc.

La gente de aquí sobrevive. Siempre con una sonrisa.

Ellos ponen la esperanza en el nuevo gobierno. Con pocas illusiones.

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